Niger : les arrestations parmi les militaires se poursuivent à la suite de la dernière rébellion.
Les informations (Niamey) – les autorités nigériennes ont arrêté, le week‑end dernier, plusieurs militaires soupçonnés de prendre part à la mutinerie militaire qui a récemment secoué le pays, dont « un officier de rang capitaine appréhendé à environ 100 km ».
D'après les sources officielles, les actualités (Niamey) – Les autorités nigériennes ont arrêté, à la fin de la semaine dernière, plusieurs militaires soupçonnés de participer à la rébellion militaire qui a récemment secoué le pays, dont « un officier de grade capitaine arrêté à environ 100 km » de la capitale et placé « sous haute garde », selon Radio France Internationale. La radio a indiqué que les arrestations, effectuées les 5 et 6 septembre, concernaient « des militaires soupçonnés de participation à la rébellion, ainsi que des personnes considérées comme leurs partenaires », sans fournir de détails. Il a été précisé que « les enquêtes et interrogatoires se poursuivent sous la supervision d’une commission d’enquête dirigée par un officier proche du général Abdel Rahman Tiani (président transitoire du Niger) ».
La radio a également relayé les propos d’une source non nommée affirmant que « des dizaines, voire des centaines de militaires, notamment des éléments des forces spéciales, sont actuellement détenus ». Radio France a signalé que certains militaires « ne sont pas encore revenus à leurs postes », et certaines sources évoquent la « possibilité de fuites massives ». Le Niger a connu, la nuit du 28‑29 août, une rébellion militaire dirigée par la compagnie d’élite de reconnaissance, visant l’aéroport de Niamey, la base aérienne 101 et le périmètre du palais présidentiel, faisant trois morts parmi les gardes présidentiels.
Le gouvernement nigérien a déclaré que cette rébellion avait « des ramifications internationales, alimentées par un vaste réseau de complicité dont le régime français du président Macron », estimant que « cette action révèle également le double visage de certains de nos frères africains, qui se hâchent de devenir des passerelles pour les actes de déstabilisation menés par les dirigeants du régime français ». La France, le Nigeria et le Bénin ont tous officiellement nié soutenir cette rébellion et ont qualifié les accusations portées contre eux de « sans fondement ». Le Niger est dirigé par un conseil militaire présidé par le général Abdel Rahman Tiani, qui est arrivé au pouvoir après le coup d’État militaire de fin juillet 2023 qui a renversé le président civil Mohamed Bazoum.